La toxicomanie est une
maladie:
elle
naît de la curiosité ou d'un état dépressif. On rencontre souvent chez des
toxicomanes une certaine passivité sociale mais aussi une agressivité très
active contre soi et les autres.
C'est pourquoi, dans les cas extrêmes, la
toxicomanie débouche sur la marginalisation, l'absentéisme scolaire et dans la
délinquance.
Le toxicomane doute de lui et des
autres, il n'ose pas s'interroger sur lui-même,
il se méfie de ceux qui lui conseillent de se
faire soigner.
Il a
souvent peur de ce qui se passe en lui sans savoir nommer ce qu'il
ressent.
Cet état
n'est pas volontaire, mais ressort précisément à la régression causée par la
drogue.
La
toxicomanie est donc une maladie, et qu'il faut traiter en tenant
compte
de la
profonde angoisse qu'elle révèle.
Mais les véritables raisons de la
toxicomanie se jouent à l'intérieur de chaque personnalité.
C'est le toxicomane qui crée la
toxicomanie et non la société, sans quoi nous serions tous
drogués...
Cela
n'enlève en rien à la société les responsabilités qu'elle se doit de prendre pour
combattre le fléau.
Les autorités ont le devoir de faire cesser la culture des plantes qui
servent à la fabrication des drogues, d'établir une législation sévère contre
les trafiquants,
et
surtout de l'appliquer, bref, ne pas légaliser les drogues.
Est-ce une raison de
consommer?
Le divorce et l'instabilité des
familles, sont-ils parmi d'autres ,des raisons de consommer?
Si une famille offre une image stable, avec
des repères clairs et une relation aimante,
l'enfant a d'autant plus de chances de
fortifier sa personnalité.
Dans un divorce, il ne peut plus
s'appuyer sur ses parents et doit faire appel à ses propres ressources qui
risquent de lui faire défaut quand il devra se mettre en oeuvre affectivement et
sexuellement : c'est souvent à ce moment qu'il développe des relations de
dépendances. On oublie souvent que plus un enfant aura pu s'appuyer sur ses
parents et sur les adultes en général, plus il sera par la suite autonome et
bénéficiera d'un sentiment de sécurité, d'autodétermination et de constance.
Plus l'enfant sera autonome et plus il est probable qu'il développera des
conduites de dépendance, qu'il cherchera à s'accrocher à des personnes ou à des
produits, faute d'avoir pu se construire dans une relation aux
autres...
Moi je crois qu'il faut être à
l'écoute de ses enfants..
Dans le monde d'aujourd'hui, c'est si facile de se procurer de la
droque.
Il faut
cependant ajouter que les parents ne sont pas systématiquement
responsables
de la
toxicomanie de leur enfant.
Je me suis culpabilisée longtemps et encore aujourd'hui je me dis «
j'aurais donc dû ou si j'avais su.»
Pour tous ceux qui sont aux prises
avec une même situation.
Lisez ceci.....texte de Kahlil Gibran
«Vos enfants ne sont pas vos
enfants.
Ils
sont les fils et les filles de l'appel de la vie elle-même.
Ils viennent à travers vous,
mais non de vous.
Et, bien qu'ils soient de vous, ils ne vous appartiennent
pas.
Vous
pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées.
Car ils ont leur propre
pensée.
Vous
pouvez accueillir leur corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain,
que vous ne pouvez visiter,
Pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être
comme eux,
Mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie, ne vas pas en
arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs, qui vos enfants, comme
des flèches vivantes, sont projetés.
Que votre tension par la main de l'archer
soit pour la joie.»
Je remercie Lee de m'avoir fait
parvenir ce texte.
Je
vous avoue qu'après l'avoir lu,
j'ai pleuré, j'ai souffert et finalement,
j'ai compris qu'on ne peut rien vis-à-vis leur maladie.
Aucun portefeuille, aucun coeur, si
grand soit-il, ne pourra changer rien à cela.
Alors que faire?
Dans le tout profond de mon coeur de
mère, je l'aimerai toujours malgré tout.
Je remercie ma mère pour l'avoir hébergé, l'avoir nourri.
Je demande à Dieu et à mon père de veiller sur lui.
Donne-moi la Sérénité d'accepter les choses
que je ne puis changer, le courage de changer
celles
que je peux et
la Sagesse, d'en connaître la différence »